Le CAUE organise son premier concours photo !

RUPTURE(S) PAYSAGÈRE(S)

Le CAUE du Calvados lance son premier concours photo sur les ruptures du paysage. Celui-ci ambitionne d’interroger les représentations qu’ont les Calvadosiens de leur territoire dans ce qu’il a de rupture. Ce concours gratuit permet à chacun de formuler sa propre expression sur le paysage et dans le département du Calvados, grâce à la photographie.

affiche_concours_photo

La rupture est définie par le dictionnaire Le Robert, comme une « coupure, déchirure d’une chose souple » ou encore une « interruption qui affecte brutalement dans sa continuité la permanence d’un phénomène ». On peut parler de rupture lorsque quelque chose apparait comme totalement étranger au paysage dont elle détruit l’harmonie. La rupture paysagère prend un aspect polymorphe et s’exprime par un arrêt ou une discontinuité au niveau spatial, géographique, physique, écologique, économique, parfois même comportemental ; se traduisant en « une modification des paysages affectant ceux qui la perçoivent » (Donadieu Pierre). On peut parler de rupture géographique lorsque cela a provoqué des cassures et des discontinuités au niveau de la topographie, des espaces, des textures, des couleurs. C’est la cessation brutale ou lente des relations sensibles entre un paysage et celui qui le perçoit habituellement, soit par changement du paysage matériel, soit par changement des regards. La rupture paysagère peut s’accompagner d’acculturation, c’est-à-dire de changement de modèles paysagers, par exemple en passant d’une culture animiste rurale ou forestière à une culture urbaine occidentale.

On parle également de cicatrice. La cicatrice est une empreinte, une inscription. Les cicatrices du paysage sont d’origine diverses. Elles peuvent être d’origine géologique ou historique ou occasionnées par l’activité humaine (saignées et creusements). A titre d’exemple, les ruptures du paysage peuvent être illustrées par une route, les conséquences d’une guerre ou de désastres environnementaux (pollution, délaissement), la présence d’une usine ou d’une activité industrielle, d’une carrière, d’une décharge, le bétonnage des campagnes, un élément venant altérer un paysage, etc.
Les paysages et les secteurs dans le Calvados marqués par ces cicatrices sont nombreux. Citons à titre d’exemples des sites historiques comme les plages du débarquement, la Pointe du Hoc, des sites d’exploitation tels que les carrières, des lieux géographiques comme la cuesta du Pays d’Auge, des sites au passé industriel (Lisieux, le plateau de Colombelles, Potigny et Soumont-Saint-Quentin), des sites empreints de vestiges archéologiques (plateau de Falaise, plaine de Caen, etc).

Du 20 novembre 2016 au 20 janvier 2017, les participants sont invités à réaliser un, ou plusieurs clichés, dans le Calvados, illustrant leur perception des ruptures du paysage.
Les points de vue et les lieux sont infinis. A vous de nous les faire découvrir !

Télécharger le règlement

Télécharger le bulletin d’inscription

Télécharger le texte de présentation

Télécharger la bibliographie

Renseignements complémentaires : 02 31 15 59 60

Retourner vers l’accueil